Le temps de l'action est venu
Le futur du monde nous appartient. Il est temps de savoir quel futur nous voulons pour notre planète, pour nous-mêmes et pour les générations futures. Il est temps que les citoyens cessent de confier aveuglément la gestion du monde à des politiciens au service d'intérêts particuliers.
Pour redonner un sens à la démocratie, les citoyens doivent cesser d'être passifs et spectateurs, comme le troupeau docile qu'on voudrait qu'ils soient. Ils doivent réfléchir à ce qu'ils veulent vraiment et agir de façon cohérente en tant que consommateurs, salariés, contribuables, et électeurs.
Les directions prises par l'économie, la société, la technologie, et l'environnement ne sont pas inéluctables. Sans le savoir, les citoyens disposent de puissants moyens d'action. Le système de contrôle des Maitres du Monde est redoutablement efficace, mais il a aussi des points faibles.
Les moyens d'action individuels
Pratiquer une consommation intelligente
Achetez des produits qui respectent l'homme et l'environnement.
Pratiquez le boycott systématique des entreprises qui détruisent l'environnement, qui utilisent le travail de quasi-esclaves dans les pays du Tiers Monde, ou qui appliquent des méthodes de production contraires au développement durable.
Boycottez les marques de produits alimentaires qui utilisent à outrance les additifs chimiques, les pesticides, les OGM, et qui font passer leur profit avant la santé du consommateur.
Pratiquer une utilisation intelligente des médias
Boycottez les émissions abrutissantes et débilitantes, qui sont une insulte à votre intelligence.
Ne regardez que les émissions qui vous rendent réellement plus heureux, plus éveillé, plus riche intérieurement...
Boycottez les journaux télévisés et les magazines qui ne contiennent que des informations insignifiantes.
Allez chercher les informations importantes là où elles se trouvent: chaînes TV culturelles, magazines scientifiques et économiques spécialisés, livres, Internet…
Pratiquer un vote intelligent
N'hésitez pas à voter pour des "petits" candidats. Même les grands partis d'aujourd'hui ont été petits à leurs début... En n'osant voter que pour les grands partis, nous rendons impossible l'émergence d'une alternative politique véritable, en phase avec les aspirations et les préoccupations des gens.
Si vous êtes français, ne votez pas pour des Enarques. Leur méthode de gouvernement est basée sur le mépris de la population, considérée comme un cheptel à gérer.
Pratiquer une citoyenneté active
Contactez vos élus, et demandez-leur des comptes sur les grandes questions: environnement, social, justice, transparence et intégrité de l'état, contrôle éthique de la science…
Demandez des comptes à vos élus pour:
le décalage entre le niveau élevé des impôts et la qualité médiocre des prestations de l'état en matière d'éducation, de défense de l'environnement, de santé, de justice, de sécurité, de recherche, de qualité des équipements collectifs, de qualité des services administratifs...
l'utilisation de l'argent public pour les dépenses fastueuses de l'administration (déplacements en avion, séjours à l'hôtel avec une cohorte de "collaborateurs", voitures et appartements de fonction, locaux officiels aménagés comme des palais...)
le détournement de l'argent public, au moyen de subventions abusives versées à des multinationales, ou de travaux publics inutiles (ronds-points, chicanes, regoudronnage inutile d'une route, etc) dont le but est souvent de permettre aux hauts fonctionnaires et aux élus locaux de percevoir des "commissions"
la justice à 2 poids et 2 mesures, et l'impunité totale accordée aux plus puissants ou aux membres de certains réseaux d'influence
la non-application des réglementations sociales et environnementales
le laxisme envers des activités polluantes, les atteintes à la santé publique, le non-respect des normes pour la qualité de l'eau ou de l'air
l'absence de recherche sur les nouvelles énergies
l'absence de politique efficace pour l'environnement...
Contactez également les entreprises, afin de savoir si leurs produits respectent l'environnement, les droits sociaux, la santé du consommateur... Vous démontrerez ainsi aux multinationales qu'une prise de conscience a lieu, et que leur intérêt est de changer si elles veulent préserver leur image et conserver leurs clients.
Respecter la nature et l'environnement
Respectez la faune et la flore lors des promenades ou randonnées, n'abandonnez pas de déchets dans la nature, n'utilisez pas votre voiture inutilement, ne roulez pas en diesel à cause des odeurs, du bruit, et des émissions de particules cancérigènes.
Un nouveau contrat social
Certains droits et principes fondamentaux doivent aujourd'hui être affirmés:
Tous les hommes ont droit à un air pur, à une eau pure, à une nourriture pure, et à un environnement naturel préservé.
Tous les citoyens du monde ont droit à un revenu minimum inconditionnel.
Tout travail doit être rétribué par un salaire équitable, au regard du temps et de l'effort fourni, et de la valeur ajoutée produite par le salarié.
Tous les articles de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme doivent être intégralement appliqués, dans la lettre comme dans l'esprit, par l'état comme par les entreprises.
La technologie doit être utilisée pour libérer l'homme et non pour le contrôler et l'asservir.
L'économie doit être au service de l'homme, et non le contraire.
La nature est le patrimoine commun de toutes les êtres vivants, et de tous les hommes. En conséquence, toute atteinte à l'environnement doit être considérée comme un crime contre l'humanité.
Les paramètres économiques utilisées pour le calcul de la "rentabilité" doivent intégrer les coûts habituellement oubliés, comme la destruction de l'environnement, de la qualité de la vie et du bonheur...
Si les entreprises étaient obligées de payer ces coûts, cela changerait radicalement leur estimation de ce qui est "rentable" et de ce qui ne l'est pas.
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dimanche 14 août 2011
lundi 18 juillet 2011
LE PTZ+ PRINCIPES de FONCTIONNEMENT
7/07/2011 - Azzedine BOUGUERRA , courtier en financement immobilier - conseiller en investissement locatif
LE PTZ+ PRINCIPES
Annoncée officiellement le mardi 14 septembre 2010 par Nicolas Sarkozy, la mise en place d'un tout nouveau prêt à taux zéro (le PTZ Plus) devrait permettre, à terme, d'accroître nettement le nombre de propriétaires en France. Aujourd'hui en retard par rapport à ses voisins européens, la France compte près de 58% de propriétaires immobiliers. Un chiffre insuffisant pour le Chef de l'Etat qui avait déjà mentionné son intention, dès 2007, de « faire de la France un pays de propriétaires ». En réformant les aides au logement (suppression du crédit d'impôt des intérêts d'emprunt, arrêt du prêt Pass-Foncier, création d'un PTZ Plus - « PTZ+ » - en lieu et place du prêt à taux zéro classique), Nicolas Sarkozy espère ainsi porter le nombre de ménages français ayant acquis leur logement à 70% (la moyenne européenne étant de 66%).
PTZ Plus : un prêt sans taux d'intérêt ni frais de dossier
Comme l'ancien prêt à taux zéro qu'il remplace, le PTZ Plus (PTZ +) est un prêt immobilier pouvant être contracté pour financer l'achat d'un premier bien immobilier au titre de résidence principale, qu'il s'agisse d'un appartement, d'une maison, d'un bien neuf ou ancien. Sans frais de dossier ni intérêt, le PTZ Plus ne permet pas à lui seul l'acquisition d'un logement et doit être associé à un prêt immobilier principal (prêt à taux fixe, prêt à taux variable, etc.).
Un Prêt à taux zéro Plus (PTZ+) est consenti par des organismes bancaires conventionnés par l'état. La plupart des établissements bancaires sont susceptibles de le proposer. L'emprunteur reste toutefois libre de retenir une banque différente pour son prêt principal. Fonctionnant donc comme une avance gratuite consentie par l'Etat, le PTZ Plus dispose de l'avantage considérable d'être pris en compte comme apport personnel par la banque auprès de laquelle l'emprunteur effectue sa demande de prêt principal
PTZ Plus : un prêt à taux zéro ouvert à tous
« Ce nouveau PTZ +, réservé aux primo-accédants jouera ainsi un véritable rôle incitatif pour déclencher l'acte d'achat et pour solvabiliser un plus grand nombre de ménages. »
(Source : communiqué de presse du ministère de l'Ecologie et du développement durable)
Afin d'accroître le nombre de propriétaires français, le PTZ Plus (Prêt à Taux Zéro Plus) se doit avant toute chose de cibler un public plus vaste que le dispositif qu'il remplace. Si l'ancien PTZ était accordé sous condition de ressources (les revenus du ménage ne devant pas excéder un plafond prédéterminé), le Prêt à taux zéro Plus (PTZ+) est quant à lui ouvert à tous les primo-accédants, quels que soient leurs revenus. Sans condition de ressources, le PTZ Plus pourrait ainsi bénéficier chaque année à quelques 380.000 ménages quand l'ancien prêt à taux zéro n'en concernait que 220.000.
PTZ Plus : un prêt à taux zéro adapté à votre région
Afin de prendre en considération les nombreuses disparités du marché immobilier, le PTZ Plus (PTZ +) a été pensé pour s'adapter à chaque région de France. La réalité immobilière d'Ile-de-France (prix, volume de logements à la vente, etc.) n'est en effet pas la même que celle de la Bretagne ou de Rhône-Alpes. Le zonage du territoire français représente donc un facteur fondamental pris en compte par le prêt à taux zéro Plus. Plusieurs éléments du PTZ Plus pourront ainsi varier en fonction de la géolocalisation du bien immobilier concerné : coût maximal de l'opération finançable, montant du prêt à taux zéro Plus (PTZ+) octroyé, durée de remboursement.
Les zones d'habitations :
Zone A : Paris, Côte d'Azur, Genevoix français
Zone B1 : Agglomérations de plus de 250.000 habitants. Grande couronne autour de Paris, pourtour de la Côte d'Azur, Outre-mer, Corse, îles, certaines agglomérations considérées comme chères.
Zone B2 : Autres agglomérations de plus de 50.000 habitants, Communes littorales ou frontalières dont les prix immobiliers sont jugés chers, pourtour de l'Ile-de-France.
Zone C : reste du territoire.
Ainsi adapté aux réalités du territoire, le PTZ Plus (ou PTZ +) se révèle être particulièrement attractif pour l'achat d'un bien immobilier neuf en zone A ou B1 (considérées comme des zones tendues dont la demande en logements reste forte). Pour les zones B2 et C (zones détendues dont les « centres-bourgs » ont besoin d'être redynamisés), le prêt à taux zéro Plus est notamment centré sur l'acquisition de logements anciens
PTZ Plus : un prêt à taux zéro sur mesure
Outre les éventuelles disparités régionales du marché immobilier, le prêt à taux zéro Plus (PTZ +) s'ajuste également en fonction des ressources et de la composition du ménage emprunteur. Fortement relevé par rapport à l'ancien prêt à taux zéro, le montant maximal de l'opération finançable par un PTZ Plus s'accroît proportionnellement au nombre de personnes qui composent le foyer. Quant au revenu annuel déclaré par le ménage, il influe sur la durée de remboursement du PTZ Plus (de 5 ans pour les plus aisés à 30 ans pour les familles les plus modestes).
PTZ Plus : un prêt à taux zéro écologique
Dans la droite ligne du Grenelle de l'environnement, le prêt à taux zéro nouvelle version (PTZ Plus) se veut également plus écologique que son prédécesseur. Un ménage souhaitant investir dans un logement BBC (bâtiment basse consommation) peut en effet emprunter un montant maximum plus important que s'il s'agissait d'un logement non B
RAPPEL
Caractéristiques techniques du PTZ Plus (PTZ+) :
Le PTZ Plus permet le financement d'un bien immobilier acheté au titre de résidence principale.
Le PTZ Plus est ouvert à tous les primo-accédants, sans condition de ressources.
Le PTZ Plus est un prêt immobilier sans frais de dossier ni intérêt.
Le coût maximal de l'opération finançable par un PTZ Plus varie en fonction de la situation géographique du logement ainsi que de la composition du ménage emprunteur.
La durée de remboursement d'un PTZ Plus varie en fonction du revenu de l'emprunteur et de la géolocalisation du bien immobilier concerné.
Le PTZ Plus se veut écologique en proposant un montant empruntable plus élevé si l'achat porte sur un logement BBC (bâtiment basse consommation).
Annoncée officiellement le mardi 14 septembre 2010 par Nicolas Sarkozy, la mise en place d'un tout nouveau prêt à taux zéro (le PTZ Plus) devrait permettre, à terme, d'accroître nettement le nombre de propriétaires en France. Aujourd'hui en retard par rapport à ses voisins européens, la France compte près de 58% de propriétaires immobiliers. Un chiffre insuffisant pour le Chef de l'Etat qui avait déjà mentionné son intention, dès 2007, de « faire de la France un pays de propriétaires ». En réformant les aides au logement (suppression du crédit d'impôt des intérêts d'emprunt, arrêt du prêt Pass-Foncier, création d'un PTZ Plus - « PTZ+ » - en lieu et place du prêt à taux zéro classique), Nicolas Sarkozy espère ainsi porter le nombre de ménages français ayant acquis leur logement à 70% (la moyenne européenne étant de 66%).
PTZ Plus : un prêt sans taux d'intérêt ni frais de dossier
Comme l'ancien prêt à taux zéro qu'il remplace, le PTZ Plus (PTZ +) est un prêt immobilier pouvant être contracté pour financer l'achat d'un premier bien immobilier au titre de résidence principale, qu'il s'agisse d'un appartement, d'une maison, d'un bien neuf ou ancien. Sans frais de dossier ni intérêt, le PTZ Plus ne permet pas à lui seul l'acquisition d'un logement et doit être associé à un prêt immobilier principal (prêt à taux fixe, prêt à taux variable, etc.).
Un Prêt à taux zéro Plus (PTZ+) est consenti par des organismes bancaires conventionnés par l'état. La plupart des établissements bancaires sont susceptibles de le proposer. L'emprunteur reste toutefois libre de retenir une banque différente pour son prêt principal. Fonctionnant donc comme une avance gratuite consentie par l'Etat, le PTZ Plus dispose de l'avantage considérable d'être pris en compte comme apport personnel par la banque auprès de laquelle l'emprunteur effectue sa demande de prêt principal
PTZ Plus : un prêt à taux zéro ouvert à tous
« Ce nouveau PTZ +, réservé aux primo-accédants jouera ainsi un véritable rôle incitatif pour déclencher l'acte d'achat et pour solvabiliser un plus grand nombre de ménages. »
(Source : communiqué de presse du ministère de l'Ecologie et du développement durable)
Afin d'accroître le nombre de propriétaires français, le PTZ Plus (Prêt à Taux Zéro Plus) se doit avant toute chose de cibler un public plus vaste que le dispositif qu'il remplace. Si l'ancien PTZ était accordé sous condition de ressources (les revenus du ménage ne devant pas excéder un plafond prédéterminé), le Prêt à taux zéro Plus (PTZ+) est quant à lui ouvert à tous les primo-accédants, quels que soient leurs revenus. Sans condition de ressources, le PTZ Plus pourrait ainsi bénéficier chaque année à quelques 380.000 ménages quand l'ancien prêt à taux zéro n'en concernait que 220.000.
PTZ Plus : un prêt à taux zéro adapté à votre région
Afin de prendre en considération les nombreuses disparités du marché immobilier, le PTZ Plus (PTZ +) a été pensé pour s'adapter à chaque région de France. La réalité immobilière d'Ile-de-France (prix, volume de logements à la vente, etc.) n'est en effet pas la même que celle de la Bretagne ou de Rhône-Alpes. Le zonage du territoire français représente donc un facteur fondamental pris en compte par le prêt à taux zéro Plus. Plusieurs éléments du PTZ Plus pourront ainsi varier en fonction de la géolocalisation du bien immobilier concerné : coût maximal de l'opération finançable, montant du prêt à taux zéro Plus (PTZ+) octroyé, durée de remboursement.
Les zones d'habitations :
Zone A : Paris, Côte d'Azur, Genevoix français
Zone B1 : Agglomérations de plus de 250.000 habitants. Grande couronne autour de Paris, pourtour de la Côte d'Azur, Outre-mer, Corse, îles, certaines agglomérations considérées comme chères.
Zone B2 : Autres agglomérations de plus de 50.000 habitants, Communes littorales ou frontalières dont les prix immobiliers sont jugés chers, pourtour de l'Ile-de-France.
Zone C : reste du territoire.
Ainsi adapté aux réalités du territoire, le PTZ Plus (ou PTZ +) se révèle être particulièrement attractif pour l'achat d'un bien immobilier neuf en zone A ou B1 (considérées comme des zones tendues dont la demande en logements reste forte). Pour les zones B2 et C (zones détendues dont les « centres-bourgs » ont besoin d'être redynamisés), le prêt à taux zéro Plus est notamment centré sur l'acquisition de logements anciens
PTZ Plus : un prêt à taux zéro sur mesure
Outre les éventuelles disparités régionales du marché immobilier, le prêt à taux zéro Plus (PTZ +) s'ajuste également en fonction des ressources et de la composition du ménage emprunteur. Fortement relevé par rapport à l'ancien prêt à taux zéro, le montant maximal de l'opération finançable par un PTZ Plus s'accroît proportionnellement au nombre de personnes qui composent le foyer. Quant au revenu annuel déclaré par le ménage, il influe sur la durée de remboursement du PTZ Plus (de 5 ans pour les plus aisés à 30 ans pour les familles les plus modestes).
PTZ Plus : un prêt à taux zéro écologique
Dans la droite ligne du Grenelle de l'environnement, le prêt à taux zéro nouvelle version (PTZ Plus) se veut également plus écologique que son prédécesseur. Un ménage souhaitant investir dans un logement BBC (bâtiment basse consommation) peut en effet emprunter un montant maximum plus important que s'il s'agissait d'un logement non B
RAPPEL
Caractéristiques techniques du PTZ Plus (PTZ+) :
Le PTZ Plus permet le financement d'un bien immobilier acheté au titre de résidence principale.
Le PTZ Plus est ouvert à tous les primo-accédants, sans condition de ressources.
Le PTZ Plus est un prêt immobilier sans frais de dossier ni intérêt.
Le coût maximal de l'opération finançable par un PTZ Plus varie en fonction de la situation géographique du logement ainsi que de la composition du ménage emprunteur.
La durée de remboursement d'un PTZ Plus varie en fonction du revenu de l'emprunteur et de la géolocalisation du bien immobilier concerné.
Le PTZ Plus se veut écologique en proposant un montant empruntable plus élevé si l'achat porte sur un logement BBC (bâtiment basse consommation).
dimanche 10 juillet 2011
FMI : l'hommage appuyé de Lagarde à Strauss-Kahn
FMI : l'hommage appuyé de Lagarde à Strauss-Kahn
Publié le 10.07.2011, 15h34 | Mise à jour : 17h05
Dans un entretien accordé à la journaliste Christiane Amanpour, pour l'émission "This Week" sur la chaîne ABC, Christine Lagarde, qui a pris mardi ses fonctions de directrice générale du FMI, a fait un éloge remarqué du travail accompli par son prédecesseur. Interrogée sur Dominique Strauss-Kahn, démissionnaire après avoir été mis en cause dans une affaire de viol, elle a estimé que son compatriote avait accompli «un excellent travail» à la tête du Fonds.
Mercredi, Christine Lagarde avait indiqué vouloir continuer sur la voie tracée par DSK pour le FMI, tenant davantage compte des réalités sociales des pays auxquels il vient en aide que des réalités économiques. Mais elle ne lui avait pas rendu hommage de la sorte. «Cependant, quand une institution perd son directeur général dans de telles circonstances, cela laisse clairement des blessures, a-t-elle ajouté. Certaines personnes sont très touchées. D'autres se sentent trahies. C'est une étrange alchimie, faite de frustration, d'irritation, parfois de colère, et parfois également d'une tristesse très forte».
«Un défaut de paiement des Etats-Unis serait un choc»
La nouvelle patronne du Fonds Monétaire International a, lors du même entretien, lancé un avertissement concernant un éventuel défaut de paiement des Etats-Unis sur les obligations liées à leur endettement. «Si l'on déroule le scénario complet d'un défaut de paiement, oui, évidemment, on obtient [...] des hausses de taux d'intérêts, des contrecoups énormes sur les Bourses, et des conséquences véritablement déplorables, pas simplement pour les Etats-Unis, mais aussi pour l'économie mondiale dans son ensemble», estime Christine Lagarde. «Cela irait clairement à l'encontre des buts et de la mission du Fonds monétaire international», a-t-elle ajouté, affirmant ne pas imaginer «une seule seconde que les Etats-Unis fassent défaut».
Les Etats-Unis sont actuellement dans une impasse politique, car démocrates et républicains ne parviennent pas à se mettre d'accord sur la question du relèvement du plafond de la dette publique du pays. Celui-ci a été atteint à la mi-mai, et le Trésor américain ne cesse de répéter qu'il aura épuisé le 2 août tous les expédients dont il a pu user jusque-là pour éviter de ne plus être en capacité d'honorer en temps et en heure ses créances vis-à-vis des détenteurs de ses obligations. Certains économistes estiment que le Trésor aurait encore les moyens de tenir au-delà du 2 août.
Christine Lagarde semble partager l'avis du gouvernement américain. Elle considère que, si les négociations n'aboutissent pas d'ici à cette date, ce sera un «véritable choc» et «une mauvaise nouvelle pour l'économie américaine» et le reste du monde. «Nous [le FMI, NDLR] sommes inquiets et nous espérons vraiment qu'un compromis sera trouvé avant la date limite. Je suis contente de voir que l'on se parle de nouveau», a-t-elle ajouté. Son entretien avait été enregistré avant un nouveau blocage dans les négociations apparu samedi soir.
Mercredi, Christine Lagarde avait indiqué vouloir continuer sur la voie tracée par DSK pour le FMI, tenant davantage compte des réalités sociales des pays auxquels il vient en aide que des réalités économiques. Mais elle ne lui avait pas rendu hommage de la sorte. «Cependant, quand une institution perd son directeur général dans de telles circonstances, cela laisse clairement des blessures, a-t-elle ajouté. Certaines personnes sont très touchées. D'autres se sentent trahies. C'est une étrange alchimie, faite de frustration, d'irritation, parfois de colère, et parfois également d'une tristesse très forte».
«Un défaut de paiement des Etats-Unis serait un choc»
La nouvelle patronne du Fonds Monétaire International a, lors du même entretien, lancé un avertissement concernant un éventuel défaut de paiement des Etats-Unis sur les obligations liées à leur endettement. «Si l'on déroule le scénario complet d'un défaut de paiement, oui, évidemment, on obtient [...] des hausses de taux d'intérêts, des contrecoups énormes sur les Bourses, et des conséquences véritablement déplorables, pas simplement pour les Etats-Unis, mais aussi pour l'économie mondiale dans son ensemble», estime Christine Lagarde. «Cela irait clairement à l'encontre des buts et de la mission du Fonds monétaire international», a-t-elle ajouté, affirmant ne pas imaginer «une seule seconde que les Etats-Unis fassent défaut».
Les Etats-Unis sont actuellement dans une impasse politique, car démocrates et républicains ne parviennent pas à se mettre d'accord sur la question du relèvement du plafond de la dette publique du pays. Celui-ci a été atteint à la mi-mai, et le Trésor américain ne cesse de répéter qu'il aura épuisé le 2 août tous les expédients dont il a pu user jusque-là pour éviter de ne plus être en capacité d'honorer en temps et en heure ses créances vis-à-vis des détenteurs de ses obligations. Certains économistes estiment que le Trésor aurait encore les moyens de tenir au-delà du 2 août.
Christine Lagarde semble partager l'avis du gouvernement américain. Elle considère que, si les négociations n'aboutissent pas d'ici à cette date, ce sera un «véritable choc» et «une mauvaise nouvelle pour l'économie américaine» et le reste du monde. «Nous [le FMI, NDLR] sommes inquiets et nous espérons vraiment qu'un compromis sera trouvé avant la date limite. Je suis contente de voir que l'on se parle de nouveau», a-t-elle ajouté. Son entretien avait été enregistré avant un nouveau blocage dans les négociations apparu samedi soir.
LeParisien.fr
Pourquoi la France n'en finit pas avec le surendettement
Pourquoi la France n'en finit pas avec le surendettement
Par Julie de la Brosse - publié le 08/07/2011 à 16:40
La France compte près d'un million de ménages surendettés. Un phénomène que le gouvernement ne parvient pas à endiguer. Explications.
"Il existe aujourd'hui des gens qui ont un salaire, mais qui pour faire face à la baisse de leur pouvoir d'achat, ont sept crédits sur le dos", explique Jean-Louis Kiehl, président de la Fédération des associations Cresus.
Flick'r/ Mösieur J.
Indomptable fléau. Le surendettement en France progresse à vue d'oeil malgré le maelstrom législatif venu l'encadrer depuis quelques années. Selon la Fédération française des associations Cresus (Chambre régionale du surendettement social), plus de 900 000 ménages étaient en situation de surendettement fin 2010. Un chiffre qui devrait atteindre le million à la fin de l'année. Rien qu'au premier semestre 2011, ils ont été quelque 106 000 à déposer un dossier auprès de la commission de surendettement, soit 12% de plus que l'an passé. "Un dossier de surendettement est déposé en France toutes les trois minutes", constate le rapport, dévoilé ce vendredi par La Tribune. En moyenne, ce dossier se monte à 45 000 euros selon la Banque de France, un montant beaucoup plus élevés que dans les autres pays européens. Comment expliquer ce phénomène que les politiques semblent pourtant vouloir endiguer à tout prix ? Explications.
Pourquoi le surendettement continue d'augmenter? La crise, toujours elle, avec ses conséquences sur l'emploi mais aussi sur le pouvoir d'achat. Parmi les causes du surendettement on trouve en effet la diminution des ressources des ménages, suivie ensuite seulement des accidents de la vie (divorces, chômage etc). Selon le Cresus, les crédits de trésorerie destinés à payer les dépenses de la vie courante (téléphonie, électricité, crédits à la consomation) représentent 87% des situations de surendettement. Les classes moyennes notamment semblent de plus en plus fragilisées : "Elles ont un fardeau très lourd. Leurs gamins n'ont pas de bourse. Il faut emprunter aujourd'hui pour les études, dans toutes les écoles. Ça coûte de l'argent. Donc il faut qu'elles puissent accéder au crédit mais très souvent, quand elles ont pris des crédits et n'arrivent pas à rembourser, elles réempruntent", explique sur le site d' Europe 1 Jean-Louis Kiehl, président de la Fédération des associations Cresus. Une situation d'autant plus délicate que les classes moyennes n'ont généralement pas accès aux aides sociales ou encore aux allocations logement. Autre population à risque, les personnes âgées, "qui viennent au secours de leurs enfants, empruntent, prennent des crédits pour aider les gamins. (...) Et ça crée des drames qui sont tragiques", déplore encore Jean-Louis Kiehl.
N'ya-t-il pas une législation qui encadre le surendettement? En effet, c'est un problème que les pouvoirs publics ont à coeur de résoudre. La loi Lagarde portant réforme du crédit à la consommation en est l'exemple le plus récent. Concrètement ; cette loi a pour dessein de renforcer la protection des consommateurs en augmentant les obligations des banques. Des informations précontractuelles claires et lisibles, l'interdiction des publicités mensongères trop alléchantes, l'évaluation de la solvabilité de l'emprunteur... depuis le 1er mai, les établissements de crédit ne peuvent plus se permettre tout et n'importe quoi dans l'octroi du crédit. Ces derniers s'exposent d'ailleurs à d'importantes amendes dans le cas où ils ne respecteraient pas leurs engagements. Pour le Cresus néanmoins, cette réforme serait insuffisante, trop compliquée et sous certains aspects inapplicable. Le réseau régional demande notamment d'en finir avec le système d'appréciation de la solvabilité fondé sur le déclaratif. Il réclame également au gouvernement la création d'un fichier positif recensant l'ensemble des crédits souscrits par les particuliers, avant la tenue de l'élection présidentielle. Aujourd'hui la Loi Lagarde prévoit seulement l'obligation pour les banques de consulter le fichier des incidents de paiement avant d'accorder un crédit.
Que faut-il faire de plus? Renforcer toujours et encore la législation... "Il existe aujourd'hui des gens qui ont un salaire, mais qui pour faire face à la baisse de leur pouvoir d'achat, ont sept crédits sur le dos. Confrontées à cette situation les banques disent toujours qu'elles ne savaient pas. D'où l'intérêt d'agir encore plus en amont", explique Jean-Louis Kiehl. Les crédits revolving notamment, dont les taux d'intérêts sont extrêment élevés, sont directement pointés du doigt. Toutefois, si la tendance est grande de s'en prendre aux seuls établissements de crédits pour expliquer ces défaillances, il faut savoir raison garder. Certaines situations notamment sont par nature impossibles à anticiper. C'est le cas de la personne qui contracte un emprunt auprès d'un organisme de financement, perd son emploi, et se retrouve en quelques mois dans l'incapacité de rembourser son ou ses emprunts.
Faut-il s'inquiéter de cette situation?
Difficile de répondre à cette question sans tomber dans la schizophrénie. D'un point de vue strictement macroéconomique, le niveau de surendettement n'est pas révélateur de l'endettement moyen des Français, en réalité beaucoup moins élevé que dans les autres pays européens (70% contre 83% pour la zone euro). Or ceci n'est pas forcément une bonne chose quand l'économie se porte bien : un fort taux d'endettement favorise en effet la consommation et donc la croissance. Le bon curseur étant finalement un niveau d'endettement élevé mais qui permet aux emprunteurs de rester solvables. Finalement, le drame du surendettement en France peut se comprendre ainsi : "il est la preuve que le pays se paupérise, et que le chômage structurel (longue durée) est peut-être en train de dépasser le chômage conjoncturel. C'est en ce sens que ces chiffres sont catastrophiques. La redistribution des richesses ne fonctionne plus", conclut Eric Heyer, économiste à l'OFCE.
Pourquoi le surendettement continue d'augmenter? La crise, toujours elle, avec ses conséquences sur l'emploi mais aussi sur le pouvoir d'achat. Parmi les causes du surendettement on trouve en effet la diminution des ressources des ménages, suivie ensuite seulement des accidents de la vie (divorces, chômage etc). Selon le Cresus, les crédits de trésorerie destinés à payer les dépenses de la vie courante (téléphonie, électricité, crédits à la consomation) représentent 87% des situations de surendettement. Les classes moyennes notamment semblent de plus en plus fragilisées : "Elles ont un fardeau très lourd. Leurs gamins n'ont pas de bourse. Il faut emprunter aujourd'hui pour les études, dans toutes les écoles. Ça coûte de l'argent. Donc il faut qu'elles puissent accéder au crédit mais très souvent, quand elles ont pris des crédits et n'arrivent pas à rembourser, elles réempruntent", explique sur le site d' Europe 1 Jean-Louis Kiehl, président de la Fédération des associations Cresus. Une situation d'autant plus délicate que les classes moyennes n'ont généralement pas accès aux aides sociales ou encore aux allocations logement. Autre population à risque, les personnes âgées, "qui viennent au secours de leurs enfants, empruntent, prennent des crédits pour aider les gamins. (...) Et ça crée des drames qui sont tragiques", déplore encore Jean-Louis Kiehl.
N'ya-t-il pas une législation qui encadre le surendettement? En effet, c'est un problème que les pouvoirs publics ont à coeur de résoudre. La loi Lagarde portant réforme du crédit à la consommation en est l'exemple le plus récent. Concrètement ; cette loi a pour dessein de renforcer la protection des consommateurs en augmentant les obligations des banques. Des informations précontractuelles claires et lisibles, l'interdiction des publicités mensongères trop alléchantes, l'évaluation de la solvabilité de l'emprunteur... depuis le 1er mai, les établissements de crédit ne peuvent plus se permettre tout et n'importe quoi dans l'octroi du crédit. Ces derniers s'exposent d'ailleurs à d'importantes amendes dans le cas où ils ne respecteraient pas leurs engagements. Pour le Cresus néanmoins, cette réforme serait insuffisante, trop compliquée et sous certains aspects inapplicable. Le réseau régional demande notamment d'en finir avec le système d'appréciation de la solvabilité fondé sur le déclaratif. Il réclame également au gouvernement la création d'un fichier positif recensant l'ensemble des crédits souscrits par les particuliers, avant la tenue de l'élection présidentielle. Aujourd'hui la Loi Lagarde prévoit seulement l'obligation pour les banques de consulter le fichier des incidents de paiement avant d'accorder un crédit.
Que faut-il faire de plus? Renforcer toujours et encore la législation... "Il existe aujourd'hui des gens qui ont un salaire, mais qui pour faire face à la baisse de leur pouvoir d'achat, ont sept crédits sur le dos. Confrontées à cette situation les banques disent toujours qu'elles ne savaient pas. D'où l'intérêt d'agir encore plus en amont", explique Jean-Louis Kiehl. Les crédits revolving notamment, dont les taux d'intérêts sont extrêment élevés, sont directement pointés du doigt. Toutefois, si la tendance est grande de s'en prendre aux seuls établissements de crédits pour expliquer ces défaillances, il faut savoir raison garder. Certaines situations notamment sont par nature impossibles à anticiper. C'est le cas de la personne qui contracte un emprunt auprès d'un organisme de financement, perd son emploi, et se retrouve en quelques mois dans l'incapacité de rembourser son ou ses emprunts.
Faut-il s'inquiéter de cette situation?
Difficile de répondre à cette question sans tomber dans la schizophrénie. D'un point de vue strictement macroéconomique, le niveau de surendettement n'est pas révélateur de l'endettement moyen des Français, en réalité beaucoup moins élevé que dans les autres pays européens (70% contre 83% pour la zone euro). Or ceci n'est pas forcément une bonne chose quand l'économie se porte bien : un fort taux d'endettement favorise en effet la consommation et donc la croissance. Le bon curseur étant finalement un niveau d'endettement élevé mais qui permet aux emprunteurs de rester solvables. Finalement, le drame du surendettement en France peut se comprendre ainsi : "il est la preuve que le pays se paupérise, et que le chômage structurel (longue durée) est peut-être en train de dépasser le chômage conjoncturel. C'est en ce sens que ces chiffres sont catastrophiques. La redistribution des richesses ne fonctionne plus", conclut Eric Heyer, économiste à l'OFCE.
Croissance française: ça craque de partout
Croissance française: ça craque de partout
Y.A. - publié le 08/07/2011 à 18:14
La Banque de France a ajouté sa voix au concert d'avertissements sur l'activité dans l'hexagone. Si officiellement la prévision de croissance de 2% pour 2011 n'est pas menacée, le deuxième semestre et l'année 2012 s'annoncent semés d'embûches. 8 raisons de s'inquiéter.
REUTERS/Dinuka Liyanawatte
Après un début d'année en fanfare et les communiqués de victoire du gouvernement, les mauvaises nouvelles s'accumulent pour l'activité économique de la France. La croissance de l'économie française devrait freiner brutalement à 0,2% au deuxième trimestre, après 0,9% au premier, selon une nouvelle prévision de la Banque de France publiée vendredi. Soit deux fois moins que les 0,4% envisagés jusqu'à présent. Cette prévision est conforme à celle de l'Insee qui table toutefois sur un rebond au second semestre qui permettrait de réaliser une croissance de 2% sur l'ensemble de l'année. Soit l'objectif que s'est fixé le gouvernement ou encore l'estimation récemment publiée par le FMI pour notre pays. Il n'en reste pas moins que la multiplication des indicateurs négatifs en l'espace d'à peine quelques jours amènent à s'inquiéter, si ce n'est sur l'atteinte de ces objectifs chiffrés, du moins sur la santé exacte de l'économie française. Tour d'horizon.
L'effet de restockage est terminé Après avoir destocké pendant les vaches maigres, les entreprises ont entrepris de reconstituer leurs stocks au moment de la reprise. Cela a été un des facteurs techniques déterminants de la bonne performance de la production industrielle au premier trimestre. Les variations des stocks ont en effet contribué à hauteur de +0,7 point à la croissance des trois premiers mois de l'année. Mais cet effet dopant est désormais terminé. Les stocks se situent "très légèrement au dessus du niveau désiré" selon l'enquête de la banque de France auprès des entreprises.
Le climat des affaires se dégradeL'indicateur du climat des affaires de la Banque de France est tombé en juin en dessous de sa moyenne de long terme (100 points): dans l'industrie, il passe à 99 points (contre 103 en mai) et dans les services il s'établit à 99 points (contre 100). Après s'être effondré avec la crise puis être remonté au-dessus de sa moyenne, l'indicateur rechute donc nettement. Les perspectives sont à la simple stabilité dans l'industrie, et à la progression à rythme modéré dans les services.
L'activité et les carnets de commandes ne progressent plusL'activité en France a fortement baissé de régime en juin, selon le cabinet Markit qui publie un indice PMI très suivi par les économistes. Dans l'industrie manufacturière, les fabricants n'ont jamais si peu produit que depuis juillet 2009. Et dans les services, les prestataires signalent la plus faible hausse de leur marche des affaires depuis six mois. Pas surprenant si l'on regarde de près le niveau des carnets de commandes. Le taux d'expansion des nouvelles affaires, tous secteurs confondus, affiche un plus bas depuis 22 mois. Du coup, les ventes augmentent faiblement aussi bien sur le marché intérieur qu'à l'export.
Le déficit du commerce extérieur bat tous les records Le solde négatif de balance commerciale a atteint 7,4 milliards d'euros en mai après 7,2 milliards en avril, selon les statistiques des Douanes publiées jeudi. Des chiffres jamais vus. Sur les cinq premiers mois de l'année, il s'établit ainsi à 33,4 milliards: un montant en hausse de 60% sur un an qui représente déjà près des deux tiers du déficit annuel 2010. Il devrait donc battre en 2011 le record historique annuel de plus de 55 milliards atteint en 2008, au plus fort de la crise. "Ce qui se passe est très grave", a d'ailleurs reconnu le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur Pierre Lellouche. De façon structurelle, ce déficit géant pose en effet la question de la compétitivité des entreprises françaises, car, outre la facture énergétique, il est lié à une progression très faible des exportations industrielles. Mais cette piètre performance va plomber à très court terme la croissance française. Au premier trimestre, le commerce extérieur avait déjà retiré 0,4 point à la progression du PIB.
Le moteur de la consommation est en panneLes achats de biens des ménages français ont diminué de 0,8% en mai après s'être repliés de 1,4% en avril et de 0,9% en mars. Il faut remonter à l'été 2008, juste avant l'éclatement de la crise financière, pour retrouver trois mois consécutifs de baisse de la consommation en France. Ce nouveau recul a constitué une surprise pour tous les analystes qui tablaient au contraire sur un fort rebond après la chute enregistrée en avril. Apparemment, la hausse des prix, qu'il s'agisse de l'énergie ou des prix alimentaires, commence à faire des dégâts. De quoi poser la question d'une panne éventuellement prolongée du moteur traditionnel de la croissance française. D'autant que les chiffres du chômage ne poussent pas à l'optimisme.
La baisse du chômage subit un coup d'arrêt
Après quatre mois consécutifs d'amélioration des chiffres du chômage, l'annonce d'une nette hausse de 0,7% du nombre des demandeurs d'emploi en mai a fait l'effet d'une douche froide. Le total des personnes en quête d'emploi, incluant celles ayant exercé une activité réduite, a bondi encore plus fortement de 1% à 4,078 millions, soit son plus haut niveau depuis la crise de 2008. Malgré sa prévision de croissance de 2% cette année, l'Insee ne prévoit d'ailleurs pas de franche embellie, et table sur un taux de chômage ramené à 9% à fin 2011, contre 9,2% au premier trimestre, alors que le gouvernement espérait un passage du taux sous la barre des 9%.
Les faillites d'entreprises restent élevéesConséquence directe de la faiblesse de la consommation, les défaillances d'entreprises enregistrées en France au deuxième trimestre se sont stabilisées à un niveau élevé, a indiqué jeudi la société Altares. Malgré la reprise économique, leur nombre n'a en effet baissé que de 0,3% sur la période, avec 14.397 jugements de sauvegarde, redressement judiciaire ou liquidation judiciaire. Les trois quarts des entreprises défaillantes emploient moins de 3 salariés. "Plutôt présentes dans les métiers de bouche, de la restauration, des services à la personne ou du commerce, ces structures peinent à résister dans un contexte de consommation des ménages atone".
Le bâtiment ne va pas si bien que ça
Quand le bâtiment va tout va, dit l'adage. S'il dit vrai, le retour à la hausse de la construction de logements neufs en 2011 après trois années de baisse doit être porteur d'espoir. Les professionnels envisagent en effet une progression de 2,2% cette année ce qui va se traduire par des embauches. Mais cette embellie risque d'être de courte durée car le marché de l'immobilier est menacé de blocage. Il est en effet confronté à un double mouvement de hausse, celle des prix du m2 et de celle des taux d'intérêt. Une coïncidence qui n'avait pas été observée depuis 2000 et qui risque de plomber les ventes, aussi bien dans le neuf, que dans l'ancien, comme l'a indiqué récemment Century 21. Or le marché immobilier nourrit le marché secondaire de l'équipement de la maison. Ce qui risque également de peser sur la consommation des ménages.
L'effet de restockage est terminé Après avoir destocké pendant les vaches maigres, les entreprises ont entrepris de reconstituer leurs stocks au moment de la reprise. Cela a été un des facteurs techniques déterminants de la bonne performance de la production industrielle au premier trimestre. Les variations des stocks ont en effet contribué à hauteur de +0,7 point à la croissance des trois premiers mois de l'année. Mais cet effet dopant est désormais terminé. Les stocks se situent "très légèrement au dessus du niveau désiré" selon l'enquête de la banque de France auprès des entreprises.
Le climat des affaires se dégradeL'indicateur du climat des affaires de la Banque de France est tombé en juin en dessous de sa moyenne de long terme (100 points): dans l'industrie, il passe à 99 points (contre 103 en mai) et dans les services il s'établit à 99 points (contre 100). Après s'être effondré avec la crise puis être remonté au-dessus de sa moyenne, l'indicateur rechute donc nettement. Les perspectives sont à la simple stabilité dans l'industrie, et à la progression à rythme modéré dans les services.
L'activité et les carnets de commandes ne progressent plusL'activité en France a fortement baissé de régime en juin, selon le cabinet Markit qui publie un indice PMI très suivi par les économistes. Dans l'industrie manufacturière, les fabricants n'ont jamais si peu produit que depuis juillet 2009. Et dans les services, les prestataires signalent la plus faible hausse de leur marche des affaires depuis six mois. Pas surprenant si l'on regarde de près le niveau des carnets de commandes. Le taux d'expansion des nouvelles affaires, tous secteurs confondus, affiche un plus bas depuis 22 mois. Du coup, les ventes augmentent faiblement aussi bien sur le marché intérieur qu'à l'export.
Le déficit du commerce extérieur bat tous les records Le solde négatif de balance commerciale a atteint 7,4 milliards d'euros en mai après 7,2 milliards en avril, selon les statistiques des Douanes publiées jeudi. Des chiffres jamais vus. Sur les cinq premiers mois de l'année, il s'établit ainsi à 33,4 milliards: un montant en hausse de 60% sur un an qui représente déjà près des deux tiers du déficit annuel 2010. Il devrait donc battre en 2011 le record historique annuel de plus de 55 milliards atteint en 2008, au plus fort de la crise. "Ce qui se passe est très grave", a d'ailleurs reconnu le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur Pierre Lellouche. De façon structurelle, ce déficit géant pose en effet la question de la compétitivité des entreprises françaises, car, outre la facture énergétique, il est lié à une progression très faible des exportations industrielles. Mais cette piètre performance va plomber à très court terme la croissance française. Au premier trimestre, le commerce extérieur avait déjà retiré 0,4 point à la progression du PIB.
Le moteur de la consommation est en panneLes achats de biens des ménages français ont diminué de 0,8% en mai après s'être repliés de 1,4% en avril et de 0,9% en mars. Il faut remonter à l'été 2008, juste avant l'éclatement de la crise financière, pour retrouver trois mois consécutifs de baisse de la consommation en France. Ce nouveau recul a constitué une surprise pour tous les analystes qui tablaient au contraire sur un fort rebond après la chute enregistrée en avril. Apparemment, la hausse des prix, qu'il s'agisse de l'énergie ou des prix alimentaires, commence à faire des dégâts. De quoi poser la question d'une panne éventuellement prolongée du moteur traditionnel de la croissance française. D'autant que les chiffres du chômage ne poussent pas à l'optimisme.
La baisse du chômage subit un coup d'arrêt
Après quatre mois consécutifs d'amélioration des chiffres du chômage, l'annonce d'une nette hausse de 0,7% du nombre des demandeurs d'emploi en mai a fait l'effet d'une douche froide. Le total des personnes en quête d'emploi, incluant celles ayant exercé une activité réduite, a bondi encore plus fortement de 1% à 4,078 millions, soit son plus haut niveau depuis la crise de 2008. Malgré sa prévision de croissance de 2% cette année, l'Insee ne prévoit d'ailleurs pas de franche embellie, et table sur un taux de chômage ramené à 9% à fin 2011, contre 9,2% au premier trimestre, alors que le gouvernement espérait un passage du taux sous la barre des 9%.
Les faillites d'entreprises restent élevéesConséquence directe de la faiblesse de la consommation, les défaillances d'entreprises enregistrées en France au deuxième trimestre se sont stabilisées à un niveau élevé, a indiqué jeudi la société Altares. Malgré la reprise économique, leur nombre n'a en effet baissé que de 0,3% sur la période, avec 14.397 jugements de sauvegarde, redressement judiciaire ou liquidation judiciaire. Les trois quarts des entreprises défaillantes emploient moins de 3 salariés. "Plutôt présentes dans les métiers de bouche, de la restauration, des services à la personne ou du commerce, ces structures peinent à résister dans un contexte de consommation des ménages atone".
Le bâtiment ne va pas si bien que ça
Quand le bâtiment va tout va, dit l'adage. S'il dit vrai, le retour à la hausse de la construction de logements neufs en 2011 après trois années de baisse doit être porteur d'espoir. Les professionnels envisagent en effet une progression de 2,2% cette année ce qui va se traduire par des embauches. Mais cette embellie risque d'être de courte durée car le marché de l'immobilier est menacé de blocage. Il est en effet confronté à un double mouvement de hausse, celle des prix du m2 et de celle des taux d'intérêt. Une coïncidence qui n'avait pas été observée depuis 2000 et qui risque de plomber les ventes, aussi bien dans le neuf, que dans l'ancien, comme l'a indiqué récemment Century 21. Or le marché immobilier nourrit le marché secondaire de l'équipement de la maison. Ce qui risque également de peser sur la consommation des ménages.
lundi 4 juillet 2011
Les droits des personnes handicapées sont menacés !
Les droits des personnes handicapées sont menacés !
Bonjour à tous,
> >
> > Je fais appel à vous, pour vous demander de l'aide. De l'aide pour lutter contre une discrimination. En 2005 est passée la plus importante loi concernant les personnes handicapées. Cette loi nous a donné de nombreux droits, et apporter une plus grande égalité. Mais ces temps-ci, cette loi est menacée. A cause du lobbying de certains grands constructeurs, les députés ont mis en place une nouvelle loi. Cette dérogation va autoriser les constructeurs de nouveaux bâtiments à ne pas les adapter aux personnes handicapées.
> > La loi de 2005 obligeait cela. 6 ans après, on recule ! Hier, le 28 juin, le Sénat a accepté cette proposition de loi. Si elle est votée en 2e lecture à l'Assemblée Nationale, nous, les personnes handicapées, en subirons de graves conséquences. Les nouveaux bâtiments publics nous seront interdits car inadaptés pour nous accueillir. C'est inadmissible ! Et l’Égalité dans tout cela ?
> > Si vous voulez plus d'informations, voilà un site très clair Le Senat a adopté la proposition de loi limitant l'accessibilité
> >
> > Notre seul moyen de protester, notre seule chance pour que la voix des personnes handicapées soit entendue et respectée, c'est de signer cette pétition Pétition contre le projet de loi limitant l'accessibilité !
> >
> > Je compte sur vous, nous avons besoin de vous. Et, signer une pétition ne vous engage à pas grand chose, ce n'est qu'une signature après tout, mais pour nous, cela peut tout changer !
> >
> > Merci pour votre soutien,
> >
> > Anaëlle Le Blévec
> >
> > PS : cette pétition n'aura du poids que si elle est diffusée un maximum. N'hésitez pas à transférer ce mail, en y ajoutant un petit mot à destination de vos contacts. Merci d'avance...
Bonjour à tous,
> >
> > Je fais appel à vous, pour vous demander de l'aide. De l'aide pour lutter contre une discrimination. En 2005 est passée la plus importante loi concernant les personnes handicapées. Cette loi nous a donné de nombreux droits, et apporter une plus grande égalité. Mais ces temps-ci, cette loi est menacée. A cause du lobbying de certains grands constructeurs, les députés ont mis en place une nouvelle loi. Cette dérogation va autoriser les constructeurs de nouveaux bâtiments à ne pas les adapter aux personnes handicapées.
> > La loi de 2005 obligeait cela. 6 ans après, on recule ! Hier, le 28 juin, le Sénat a accepté cette proposition de loi. Si elle est votée en 2e lecture à l'Assemblée Nationale, nous, les personnes handicapées, en subirons de graves conséquences. Les nouveaux bâtiments publics nous seront interdits car inadaptés pour nous accueillir. C'est inadmissible ! Et l’Égalité dans tout cela ?
> > Si vous voulez plus d'informations, voilà un site très clair Le Senat a adopté la proposition de loi limitant l'accessibilité
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> > Notre seul moyen de protester, notre seule chance pour que la voix des personnes handicapées soit entendue et respectée, c'est de signer cette pétition Pétition contre le projet de loi limitant l'accessibilité !
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> > Je compte sur vous, nous avons besoin de vous. Et, signer une pétition ne vous engage à pas grand chose, ce n'est qu'une signature après tout, mais pour nous, cela peut tout changer !
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> > Merci pour votre soutien,
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> > Anaëlle Le Blévec
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> > PS : cette pétition n'aura du poids que si elle est diffusée un maximum. N'hésitez pas à transférer ce mail, en y ajoutant un petit mot à destination de vos contacts. Merci d'avance...
Une merveilleuse photo....Faites-lui faire le tour de la Terre.....
Une merveilleuse photo....
Faites-lui faire le tour de la Terre.....
Voilà ce que tout honnête journaliste devrait avoir à coeur de montrer.....
Mais celà n 'est pas vendeur......
> > >
Faites-lui faire le tour de la Terre.....
Voilà ce que tout honnête journaliste devrait avoir à coeur de montrer.....
Mais celà n 'est pas vendeur......
> > >
| Enfin une belle photo de guerre! C'est l'autre côté de la guerre, et c'est émouvant! > > > Le coeur d'un soldat = le coeur d'un homme, d'un père... > > > Voilà ce qui devrait faire les manchettes au lieu de tout ce qu'on nous montre de peu d'importance. > > > > > > > > > Cette histoire est dure, mais tellement réconfortante pour le coeur, quand on regarde cette photo de John Gebhardt en Afghanistan. L'épouse de John Gebhardt, Mindy, dit que la famille entière de cette petite fillea été exécutée. > > > Les insurgés voulaient la tuer aussi et lui ont tiré une balle dans la tête... mais heureusement ils ont raté leur coup > > > et elle n'est pas morte. Elle fut soignée à l'hôpital de John et est en voie de guérison même si elle pleure et se plaint. > > > Les infirmières ont dit que John est le seul à pouvoir la calmer, alors John a passé les 4 dernières nuits à la tenir dans ses bras > > > et les deux dorment sur cette chaise. La petite se remet lentement. > > > John est un véritable héros de la guerre et il représente ce que l'occident tente de faire là bas. > > > Ça, mes amis, ça vaut la peine d'être partagé avec le reste du MONDE entier. Allez-y !!! Vous ne verrez jamais une telle chose dans les nouvelles. Gardez la nouvelle en marche. Rien n'arrivera si vous ne le faites pas, mais le monde a besoin de voir > > > des photos comme celle-ci et a besoin de réaliser que nous faisons la différence… |
mercredi 29 juin 2011
Otages : huit Français restent retenus dans le monde
Otages : huit Français restent retenus dans le monde
Publié le 29.06.2011, 16h22 | Mise à jour : 18h46

Après la libération, ce mercredi, d'Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, enlevés le 30 décembre 2009 en Afghanistan, huit Français restent retenus en otages dans le monde par des ravisseurs ayant revendiqué ces enlèvements. Ce chiffre s'élève à neuf, selon le ministère des Affaires étrangères, qui intègre à cette sinistre liste Gilad Shalit, le soldat isralien détenu depuis 2006 à Gaza et qui a aussi la nationalité française.
Un agent de la DGSE kidnappé le 14 juillet 2009 en Somalie. Présenté sous le nom de Denis Allex (un pseudonyme), cet agent de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, services de renseignement) est probalement détenu à Mogadiscio ou dans sa périphérie, sous contrôle des islamistes shebab. Il a été enlevé avec un autre agent, otage d'un mouvement allié des shebab, le Hezb al-Islam. Celui-ci a recouvré la liberté fin août 2009, affirmant avoir pu échapper à ses ravisseurs. Le Hezb al-Islam a fait état du versement d'une rançon, démentie par la France. Denis Allex est apparu en juin 2010 dans une vidéo mise en ligne sur des sites islamistes, où ses ravisseurs le font revendiquer la cessation de tout soutien politique ou militaire de la France au gouvernement somalien. Paris a reçu le 6 décembre «une preuve de vie» non détaillée de l'otage.
Quatre Français d'Areva aux mains d'Aqmi depuis le 16 septembre 2010. Thierry Dole, Marc Ferret, Daniel Larribe et Pierre Legrand seraient toujours détenus dans l'est du Mali par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Le 16 septembre 2010, au Niger, cinq Français, un Togolais et un Malgache, collaborateurs des groupes Areva et Satom, sont enlevés à Arlit (nord), un site d'extraction d'uranium. Aqmi revendique le rapt le 21 septembre. La Française Françoise Larribe, malade, ainsi que les otages malgache et togolais, sont relâchés le 24 février 2011. Aqmi diffuse le 26 avril une vidéo où les quatre otages français «supplient» Nicolas Sarkozy de retirer les troupes françaises d'Afghanistan.
Trois humanitaires enlevés au Yémen depuis mai 2011. Deux femmes et un homme, employés de l'ONG française Triangle Génération Humanitaire, sont portés disparus depuis le 28 mai à Seyoun (600 km à l'est de Sanaa), chef-lieu administratif de l'immense province du Hadramout. L'hypothèse du rapt avait été évoquée dès les premiers jours de la disparition des trois humanitaires après que leur véhicule avait été retrouvé «non endommagé», selon le ministère français des Affaires étrangères. Sanaa a confirmé officiellement leur enlèvement le 28 juin, affirmant que les otages avaient été localisés et étaient «en vie», sans identifier leurs ravisseurs.
Un agent de la DGSE kidnappé le 14 juillet 2009 en Somalie. Présenté sous le nom de Denis Allex (un pseudonyme), cet agent de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, services de renseignement) est probalement détenu à Mogadiscio ou dans sa périphérie, sous contrôle des islamistes shebab. Il a été enlevé avec un autre agent, otage d'un mouvement allié des shebab, le Hezb al-Islam. Celui-ci a recouvré la liberté fin août 2009, affirmant avoir pu échapper à ses ravisseurs. Le Hezb al-Islam a fait état du versement d'une rançon, démentie par la France. Denis Allex est apparu en juin 2010 dans une vidéo mise en ligne sur des sites islamistes, où ses ravisseurs le font revendiquer la cessation de tout soutien politique ou militaire de la France au gouvernement somalien. Paris a reçu le 6 décembre «une preuve de vie» non détaillée de l'otage.
Quatre Français d'Areva aux mains d'Aqmi depuis le 16 septembre 2010. Thierry Dole, Marc Ferret, Daniel Larribe et Pierre Legrand seraient toujours détenus dans l'est du Mali par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Le 16 septembre 2010, au Niger, cinq Français, un Togolais et un Malgache, collaborateurs des groupes Areva et Satom, sont enlevés à Arlit (nord), un site d'extraction d'uranium. Aqmi revendique le rapt le 21 septembre. La Française Françoise Larribe, malade, ainsi que les otages malgache et togolais, sont relâchés le 24 février 2011. Aqmi diffuse le 26 avril une vidéo où les quatre otages français «supplient» Nicolas Sarkozy de retirer les troupes françaises d'Afghanistan.
Trois humanitaires enlevés au Yémen depuis mai 2011. Deux femmes et un homme, employés de l'ONG française Triangle Génération Humanitaire, sont portés disparus depuis le 28 mai à Seyoun (600 km à l'est de Sanaa), chef-lieu administratif de l'immense province du Hadramout. L'hypothèse du rapt avait été évoquée dès les premiers jours de la disparition des trois humanitaires après que leur véhicule avait été retrouvé «non endommagé», selon le ministère français des Affaires étrangères. Sanaa a confirmé officiellement leur enlèvement le 28 juin, affirmant que les otages avaient été localisés et étaient «en vie», sans identifier leurs ravisseurs.
LeParisien.fr
Le Canard Enchainé dévoile la liste des journalistes français pro Ben Ali
Le Canard Enchainé dévoile la liste des journalistes français pro Ben Ali
Le Canard Enchaîné, paru mercredi 29 juin 2011, à dévoilé la liste des journalistes invités par Ben Ali durant les années de l’ancien régime. Selon Rue89, la boîte de conseil Image 7 d'Anne Méaux a organisé depuis la fin des années 90 un «discret réseau d'influence» en faveur de la dictature de Ben Ali. Ce réseau était lié contractuellement, selon la même source, par l'Agence tunisienne de communication extérieure (ATCE) et rémunérée plus de 200.000 euros par an.
La liste des journalistes comprend Etienne Mougeotte (Le Figaro), Nicolas de Tavernost (M6), Dominique de Montvalon (Le Parisien), Alain Weil, patron de RMC-BFM TV (qui serait parti à Tunis avec son épouse), Michel Schifres et Marie-Ange Horlaville (journaliste du Figaro spécialiste du luxe), Gérard Gachet, ancien de « Valeurs actuelles » et Françoise Laborde, alors présentatrice du JT de France 2.
Les documents divulgués par Le Canard Enchaîné précisent également que Marie-Luce Skraburski, qui s’occupait du dossier tunisien, aurait envoyé une note au patron de l’ATCE, se félicitant d’avoir « œuvré en vue de corriger la perception injuste de la réalité politique tunisienne » tout en précisant qu’elle regrette que tous les journalistes ne jouent pas encore le jeu.Z.D
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