FMI : l'hommage appuyé de Lagarde à Strauss-Kahn
Publié le 10.07.2011, 15h34 | Mise à jour : 17h05
Dans un entretien accordé à la journaliste Christiane Amanpour, pour l'émission "This Week" sur la chaîne ABC, Christine Lagarde, qui a pris mardi ses fonctions de directrice générale du FMI, a fait un éloge remarqué du travail accompli par son prédecesseur. Interrogée sur Dominique Strauss-Kahn, démissionnaire après avoir été mis en cause dans une affaire de viol, elle a estimé que son compatriote avait accompli «un excellent travail» à la tête du Fonds.
Mercredi, Christine Lagarde avait indiqué vouloir continuer sur la voie tracée par DSK pour le FMI, tenant davantage compte des réalités sociales des pays auxquels il vient en aide que des réalités économiques. Mais elle ne lui avait pas rendu hommage de la sorte. «Cependant, quand une institution perd son directeur général dans de telles circonstances, cela laisse clairement des blessures, a-t-elle ajouté. Certaines personnes sont très touchées. D'autres se sentent trahies. C'est une étrange alchimie, faite de frustration, d'irritation, parfois de colère, et parfois également d'une tristesse très forte».
«Un défaut de paiement des Etats-Unis serait un choc»
La nouvelle patronne du Fonds Monétaire International a, lors du même entretien, lancé un avertissement concernant un éventuel défaut de paiement des Etats-Unis sur les obligations liées à leur endettement. «Si l'on déroule le scénario complet d'un défaut de paiement, oui, évidemment, on obtient [...] des hausses de taux d'intérêts, des contrecoups énormes sur les Bourses, et des conséquences véritablement déplorables, pas simplement pour les Etats-Unis, mais aussi pour l'économie mondiale dans son ensemble», estime Christine Lagarde. «Cela irait clairement à l'encontre des buts et de la mission du Fonds monétaire international», a-t-elle ajouté, affirmant ne pas imaginer «une seule seconde que les Etats-Unis fassent défaut».
Les Etats-Unis sont actuellement dans une impasse politique, car démocrates et républicains ne parviennent pas à se mettre d'accord sur la question du relèvement du plafond de la dette publique du pays. Celui-ci a été atteint à la mi-mai, et le Trésor américain ne cesse de répéter qu'il aura épuisé le 2 août tous les expédients dont il a pu user jusque-là pour éviter de ne plus être en capacité d'honorer en temps et en heure ses créances vis-à-vis des détenteurs de ses obligations. Certains économistes estiment que le Trésor aurait encore les moyens de tenir au-delà du 2 août.
Christine Lagarde semble partager l'avis du gouvernement américain. Elle considère que, si les négociations n'aboutissent pas d'ici à cette date, ce sera un «véritable choc» et «une mauvaise nouvelle pour l'économie américaine» et le reste du monde. «Nous [le FMI, NDLR] sommes inquiets et nous espérons vraiment qu'un compromis sera trouvé avant la date limite. Je suis contente de voir que l'on se parle de nouveau», a-t-elle ajouté. Son entretien avait été enregistré avant un nouveau blocage dans les négociations apparu samedi soir.
Mercredi, Christine Lagarde avait indiqué vouloir continuer sur la voie tracée par DSK pour le FMI, tenant davantage compte des réalités sociales des pays auxquels il vient en aide que des réalités économiques. Mais elle ne lui avait pas rendu hommage de la sorte. «Cependant, quand une institution perd son directeur général dans de telles circonstances, cela laisse clairement des blessures, a-t-elle ajouté. Certaines personnes sont très touchées. D'autres se sentent trahies. C'est une étrange alchimie, faite de frustration, d'irritation, parfois de colère, et parfois également d'une tristesse très forte».
«Un défaut de paiement des Etats-Unis serait un choc»
La nouvelle patronne du Fonds Monétaire International a, lors du même entretien, lancé un avertissement concernant un éventuel défaut de paiement des Etats-Unis sur les obligations liées à leur endettement. «Si l'on déroule le scénario complet d'un défaut de paiement, oui, évidemment, on obtient [...] des hausses de taux d'intérêts, des contrecoups énormes sur les Bourses, et des conséquences véritablement déplorables, pas simplement pour les Etats-Unis, mais aussi pour l'économie mondiale dans son ensemble», estime Christine Lagarde. «Cela irait clairement à l'encontre des buts et de la mission du Fonds monétaire international», a-t-elle ajouté, affirmant ne pas imaginer «une seule seconde que les Etats-Unis fassent défaut».
Les Etats-Unis sont actuellement dans une impasse politique, car démocrates et républicains ne parviennent pas à se mettre d'accord sur la question du relèvement du plafond de la dette publique du pays. Celui-ci a été atteint à la mi-mai, et le Trésor américain ne cesse de répéter qu'il aura épuisé le 2 août tous les expédients dont il a pu user jusque-là pour éviter de ne plus être en capacité d'honorer en temps et en heure ses créances vis-à-vis des détenteurs de ses obligations. Certains économistes estiment que le Trésor aurait encore les moyens de tenir au-delà du 2 août.
Christine Lagarde semble partager l'avis du gouvernement américain. Elle considère que, si les négociations n'aboutissent pas d'ici à cette date, ce sera un «véritable choc» et «une mauvaise nouvelle pour l'économie américaine» et le reste du monde. «Nous [le FMI, NDLR] sommes inquiets et nous espérons vraiment qu'un compromis sera trouvé avant la date limite. Je suis contente de voir que l'on se parle de nouveau», a-t-elle ajouté. Son entretien avait été enregistré avant un nouveau blocage dans les négociations apparu samedi soir.
LeParisien.fr

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire