Libération des journalistes de FR3 : souvenons-nous des propos indécents de Sarkozy

Les deux journalistes de France 3, Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, otages depuis 18 mois en Afghanistan, ont été libérés mercredi et devraient regagner la France jeudi matin, nous apprennent les agences. On y apprend aussi que "Le chef de l'État s'associe à la joie des familles. "Nicolas Sarkozy a téléphoné aux familles et notamment à Béatrice, la compagne d'Hervé qui nous a annoncé la bonne nouvelle", a déclaré à l'AFP Jean-François Julliard, secrétaire-général de Reporters sans Frontières. Il ne manque pas de souffle, celui qui fait Président.
REMEMBER
Souvenons-nous. Les deux journalistes et leurs trois accompagnateurs sont enlevés le 30 décembre 2009. Si l’on en croit le « Journal du dimanche » du 6 janvier 2011, (« Otages France : l’ire de Sarkozy ») citant Europe 1, Nicolas Sarkozy « aurait fait part de sa colère au sujet du comportement "inconscient" des deux journalistes de France 3 »
« Selon le récit fait par la station, la scène s'est déroulée en fin du premier Conseil des ministres de l'année, tenu mardi matin à l'Elysée. Alors qu'Hervé Morin, ministre de la Défense, achevait un topo sur la situation des deux reporters […] le chef de l'Etat a surpris l'assistance en lui faisant part de sa franche colère. "Ils ont agi en contradiction avec les consignes de sécurité, aurait tonné le chef de l'Etat ». « "C’est insupportable de voir que l’on fait courir des risques à des militaires pour aller les chercher dans une zone dangereuse, où ils avaient l’interdiction de se rendre", aurait-il ajouté, avant de se tourner vers Hervé Morin pour lui ordonner: "Il faut que les Français sachent le coût de cette histoire". »
Comme le soulignait un porte parole des journalistes de FR3, à propos de la communication du coût des recherches. "Cela ne s'est jamais vu, que ce soit pour d'autres journalistes ou pour tout autre Français enlevé par le passé". Cependant, sur FR2, ce soir, on pouvait voir une vidéo ancienne d’un galonné n’hésitant pas à parler d’un coût de dix millions d’euros, bien avant cette libération.
Les deux reporters aguerris, habitués à couvrir des conflits, faisaient un reportage pour le magazine Pièces à conviction.
On ose donc espérer que Sarkozy n’aura pas l’indécence de parader à l’arrivée de ces deux malheureux qu’il a méchamment vilipendés.
ParisMaria Sharapova-Sabine LisickiMaria Sharapova à 1.31
Parier
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